A propos de Cuba

Au début du 20° siècle, la révolution d’Octobre en Russie a ouvert le cours d’une authentique révolution prolétarienne. Elle a, par la suite, au cours des années 1920, involué en révolution bourgeoise et le rôle historique de la contre-révolution stalinienne et de la bureaucratie a été de forcer l’accumulation du capital dans cette aire. Ce faisant, celle-ci était à la fois un appendice de la bourgeoisie mondiale et le préparateur de l’avènement d’une bourgeoisie nationale.
Là où la bourgeoisie, comme classe, ne pouvait plus assumer directement un rôle révolutionnaire, du fait de sa trop grande compromission avec les classes de l’ancien régime (ou des bourgeoisies étrangères pour ce qui est des révolutions anti coloniales ou anti impérialiste), du fait de sa faiblesse numérique et avec elle de celle d’une petite bourgeoisie urbaine et par peur de la classe prolétarienne, d’autres classes s’en sont chargé. Ces révolutions sont dites bourgeoises au sens où elles ne sortent pas du lit capitaliste. Elles ont pu se faire y compris contre la bourgeoisie.
Par la suite, les révolutions qui se sont effectuées sous le masque du faux communisme stalinien en Chine, à Cuba, en Afrique, ont été des révolutions bourgeoises, mobilisant notamment la paysannerie, la petite-bourgeoisie urbaine et le prolétariat en utilisant le ressort de l’anti-colonialisme ou de l’anti-impérialisme. Il en est sorti des régimes qui n’ont strictement rien de socialistes, qui connaissent l’argent, le salariat, l’échange marchand, la division du travail et l’exploitation du prolétariat (que celle-ci soit effectuée dans des établissements qui sont la propriété de l’Etat au lieu de capitalistes privés ne change strictement rien). Là encore, l’accumulation du capital menée sur un mode bonapartiste a permis que se dégage une classe capitaliste prête à prendre le relais avec un assouplissement des règles du marché et qui sur le plan politique annonce la perspective d’une révolution démocratique, puisque la république démocratique est le régime qui à la fois permet à l’ensemble de la bourgeoisie de gouverner et constitue le terrain indispensable pour la victoire du prolétariat.
Dans le cas de Cuba, nous avons à faire à une révolution bourgeoise nationale, qui débarrasse le pays d’une clique inféodée aux Etats-Unis, et qui, compte tenu des difficultés et des obstacles rencontrés pour développer l’accumulation du capital (et dont on fera retomber le prix sur le prolétariat et les classes les plus pauvres), fait allégeance à l’impérialisme « soviétique » et apporte sa contribution aux mythes « révolutionnaires » et à l’obscurcissement et à la falsification du véritable programme communiste, révolutionnaire et internationaliste. Des petits-bourgeois déclassés, aventuriers comme Guevara ou Castro n’appartiennent en rien au communisme révolutionnaire. Pour favoriser l’accumulation du capital et les privilèges de la bureaucratie, outre l’exploitation, l’enrégimentement et la répression du prolétariat, Castro n’hésita pas à favoriser le trafic de drogue et la prostitution et il ne recula pas devant la perspective de déclencher une troisième guerre mondiale.
A Cuba comme ailleurs, pour se libérer de ses chaînes le prolétariat n’aura pas d’autre choix, que de lutter pour sa liberté, d’assurer son indépendance de classe et donc de parti, de conquérir le pouvoir politique et d’établir sa propre dictature révolutionnaire pour aller vers une véritable société sans classes.
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